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  • COMMUNIQUÉ

    HOMÉLIE

    26ème dimanche (B)

     

    Sans doute beaucoup d’entre vous ont pris connaissance du résultat d’un sondage publié la semaine dernière selon lequel plus de la moitié des français -adolescents et adultes- dit ne plus croire en Dieu et que les choses religieuses n’ont plus d’intérêt pour eux !

    Si nous sommes bien là, rassemblés dans cette église pour célébrer le Jour du Seigneur, c’est que nous croyons encore un peu en Dieu, le Dieu révélé par Jésus-Christ qui, par son Evangile, Bonne Nouvelle du salut, indique à toute personne de bonne volonté le sens de la vie et promet que la vie est éternelle !

    Pourquoi un tel désintérêt ? Pourquoi une chute impressionnante, en quelques années, de la pratique religieuse ? Pourquoi la transmission de la foi chrétienne ne se fait plus comme naturellement depuis maintenant trois générations ? Autant de pourquoi sans réponses toutes faites. Mais les faits sont là. Nous pourrions sombrer dans le découragement.

    La  Parole de Dieu en ce dimanche nous donne deux belles indications. 

    St Marc nous livre quelques fragments d’un discours de Jésus où de nombreux sujets sont  évoqués et que nous pourrions intituler ainsi: quelques instructions sur la manière d’être disciple ». Retenons deux thèmes dont l’actualité est évidente.

    Premier thème : l’ouverture d’esprit !

    L’apôtre Jean s’inquiète de voir Jésus si accueillant envers ceux du dehors : ils ne sont pas des nôtres. La réponse de Jésus est loin de toute forme d’ intolérance et d’ étroitesses : ne l’en empêchez pas… celui qui n’est pas contre nous est pour nous.

    Au lieu d’être déstabilisés par le bien qui se fait ailleurs, au lieu de vouloir accaparer Dieu pour nous, le Christ nous invite à élargir notre regard et notre cœur. Jésus veut nous apprendre à nous émerveiller de tout ce que l’Esprit-Saint fait dans le cœur des hommes, souvent dans les situations les plus inattendues, même s’ils n’appartiennent pas à notre confession ou religion ou même s’ils sont sans religion. Nous devons, nous enseigne le Seigneur, respecter leur cheminement, laisser mûrir l’œuvre de Dieu en eux.

    En ce dimanche « journée mondiale du migrant et du réfugié » nous savons bien que les chrétiens ne sont pas les seuls à prendre soin de ces populations contraintes à fuir leur pays. Nous n’avons pas le monopole de la charité. Si l’Esprit-Saint agit dans nos communautés, croyons qu’il agit hors de l’Eglise visible. Bossuet aimait souvent redire  : au fond du cœur de tout homme Dieu a déposé la bonté. Loin de nous attrister, sachons nous émerveiller, nous étonner : le Royaume grandit on ne sait comment, dans le cœur des hommes nos frères.

    Deuxième thème du discours de Jésus : la mise en garde contre les scandales.

    L’Eglise a été éclaboussée de scandales, ces dernières années. Dans quelques jours sera rendu public le rapport de la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise (CIASE). Son contenu très documenté révèlera combien de vies ont été brisées par toute sorte d’abus de la part de gens d’église. Au sens biblique, le scandale c’est une pierre, un obstacle qui fait tomber.  Y-a-t-il plus grave scandale aujourd’hui comme hier que de faire tomber un seul de ces petits. Jésus s’est identifié aux plus petits leur témoignant un amour de prédilection. Les détourner de Lui est intolérable. Sa sévérité dit le respect et l’attention qui leur sont dus.

    Jésus demande parfois des ruptures, des détachements, non pour rétrécir notre vie, mais pour l’accomplir, pour devenir ce que nous sommes comme dit St Augustin. Ayons l’humilité de reconnaître dans nos vies entraves et passions qui nous asservissent et nous défigurent.

    Fr. Joël

    A tous ceux qui cherchent la paix

    intention de prière pour ce mois de Septembre 2021

    bâtir une culture de la paix, le défi des responsables politiques

     

    L’ancien Premier ministre français, président de la Fondation « Leaders pour la Paix », a répondu à Radio Vatican après l’audience du 3 septembre  2021 accordée par le Pape François à cette organisation rassemblant des responsables politiques et institutionnels engagés dans l’éducation à la paix et à la fraternité.

    « Leaders pour la Paix« , en fait, c’est une coopérative de leaders. Nous sommes neuf anciens Premiers ministres, huit anciens ministres des Affaires étrangères, des diplomates, des professeurs, des entrepreneurs, le président de la Fédération internationale de judo, c’est-à-dire un certain nombre de gens qui ont eu l’expérience des responsabilités mais qui sont aujourd’hui libres, et qui peuvent donc avoir une certaine flexibilité, notamment dans les conflits, pour trouver les marges de manœuvre, de négociation. Nous sommes une coopérative, un par pays, et donc nous pouvons, les uns et les autres, construire une réflexion collective.

    Et puis nous avons un certain nombre de nos leaders qui avaient des responsabilités avant, mais aussi d’autres qui ont pris des responsabilités. Par exemple, M. Antony Blinken, qui était le représentant des États-Unis, est aujourd’hui le ministre des Affaires étrangères. Nous avons M. Enrico Letta qui a pris des responsabilités ici en Italie. Nous avons la nouvelle directrice de l’OMC, qui est avec nous aussi. Donc nous avons un certain nombre de leaders qui sont aujourd’hui dans des organisations internationales puissantes.

    Voilà notre idée, nous avons d’abord un rôle de think-tank, en publiant un rapport annuel, et puis nous travaillons sur le terrain, notamment en essayant d’inventer une pédagogie de la paix. La paix, c’est quelque chose de complexe, c’est un travail, ça ne tombe pas du ciel – même au Vatican, on peut dire ça ! -, et au fond, ça demande des efforts.

    Il y a partout des écoles de guerre, il n’y a pas beaucoup d’écoles de paix! Nous voulons créer une école itinérante de la paix qui va aller transmettre, notamment aux jeunes dans les pays en conflit, ce qu’est la paix, comment on la prépare, comment on négocie, comment on fait des médiations. Tout ceci peut être enrichi par le travail que nous pouvons développer avec les équipes du Vatican, notamment pour définir certains sujets d’études qui sont essentiels à la paix. Je pense à la dignité humaine, je pense à la fraternité.

    Bien sûr nous travaillons sur l’histoire des guerres, sur les techniques de la diplomatie, mais il faut quelquefois aller plus en profondeur. Quand on porte atteinte à la dignité de quelqu’un, on crée souvent de la violence. Et la violence, ce n’est pas loin de la guerre.

    Cette pédagogie de la paix dont vous parlez, c’est l’un des leitmotivs du Pape François depuis le début de son pontificat. Il ne cesse de prendre des risques en allant physiquement dans des pays dangereux, comme la Centrafrique par exemple. Comment le Pape est-il perçu par vos confrères des Leaders pour la Paix qui ne sont pas tous de culture catholique? Qu’est-ce que le Pape représente dans cette géopolitique mondiale instable?

    D’abord, c’est une reconnaissance de sa stature personnelle. C’est-à-dire que les musulmans, les gens qui sont athées, tout le monde voulait venir dans cette délégation, on a été obligé de la réduire. Et donc il est clair qu’il y a un certain nombre de gens qui avaient exprimé à cette occasion une forme de respect, de considération, et, pour ceux qui étaient présents, une forme d’émotion. Donc il y a déjà ce prestige, ce charisme, dirions-nous, cette grâce que porte le Pape.

    Et puis il y a aussi naturellement les efforts qu’il a pu faire. Il y a les encycliques, il y a cette pensée de la fraternité, cette pensée de la dignité, et au fond cette volonté de communiquer la paix. Et donc ça c’est assez structuré, aujourd’hui, au Vatican. Nous avons travaillé avec la Communauté Sant’Egidio, avec l’Université du Latran, où, visiblement, on voit que le Pape veut nourrir la culture de la paix. Et ça c’est très important, parce qu’au fond la politique, quelquefois, ne remplit pas ce vide de la pensée.

    Et cette pensée de la fraternité, de la paix, c’est une culture. C’est aussi quelque chose qui est plus grand que nous et qui doit se travailler. Et finalement l’un des lieux où l’on travaille cette réflexion, c’est quand même le Vatican. Et donc, je suis assez étonné de voir que mes amis musulmans, juifs, athées, tous ceux qui aujourd’hui s’intéressent aux questions de paix, écoutent le Pape, et le Pape a une influence stratégique très importante aujourd’hui.

    La pandémie de coronavirus a été largement abordée par le Pape dans son intervention. Cette pandémie a eu des conséquences dévastatrices sur le plan sanitaire, mais aussi psychologique, politique. Beaucoup de gens ont peur, y compris parmi les dirigeants des États. Est-ce que la dimension spirituelle et la voix que porte le Saint-Siège dans le monde peut être un moteur dans la reconstruction des peuples et aussi la reconstruction la confiance des peuples aussi dans leurs dirigeants ?

    Moi, je crois qu’il n’y a que la pensée, le spirituel, qui peut répondre à la peur, qui peut rassurer. Et au fond, on voit que la peur, elle entraîne le repli. On voit aujourd’hui que ce virus qui est mondial, qui se moque des frontières, a réveillé un certain nombre d’égoïsmes, et chacun a voulu travailler pour soi.

    Dans la grande crise de 2008-2010, on avait vu des initiatives multilatérales qui avaient renforcé la coopération. Aujourd’hui, on a vu surtout la compétition être renforcée par le virus. Et donc, au fond, il y a aujourd’hui une sorte de vide de la relation internationale, qui ne s’exprime que par des coups de menton, par des tensions aujourd’hui, voire une « guerre froide », quand il s’agit des États-Unis et de la Chine. Et donc on voit bien qu’il y a aujourd’hui un déficit de pensée. Et la politique sans pensée, c’est dangereux.

    C’est pour ça que quelles que soient les sources, quand une source crée une pensée, une culture, il faut y être attentif. C’est ce que fait aujourd’hui le Pape. Il donne au fond des arguments, tout en donnant sur une certaine forme d’altitude. C’est vrai que quand il parle des migrants, et quand vous êtes gouvernant, ce n’est pas facile de trouver les mesures cohérentes avec le discours, mais ça c’est le problème de toute pensée qui doit entrer en action. La pensée, elle est quelquefois éloignée d’un certain nombre de réalités, mais elle est nécessaire.

    Vous savez, je suis un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le pèlerin, il a besoin du chemin et de la destination. L’un va avec l’autre : sans destination, le chemin est difficile, mais sans la marche quotidienne, la destination n’existe pas. Et c’est ça, aujourd’hui, le rôle de la pensée: c’est d’être un peu la destination de notre chemin.

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  • Vêpres : 18h30 (le dimanche 18h15)
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