Ephésiens 1, 1-14 ou Ephésiens 1,16 – 2,1-10

Prière à la Sainte Vierge honorée dans son Assomption

Saint Pie XII

Documents Pontificaux 1950, n° 119, 1er novembre 1950, p. 505s

          Ô Vierge Immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes, nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en ton Assomption triomphale, corps et âme, au ciel, où tu es acclamée Reine par tous les chœurs des anges et des saints, et nous nous unissons à eux pour louer et bénir le Seigneur qui t’a exaltée sur toutes les autres créatures, et pour t’offrir l’élan de notre dévotion et de notre amour.

          Nous savons que ton regard, qui maternellement enveloppait l’humble et souffrante humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au ciel, voyant l’humanité glorieuse de la sagesse incréée, et que la joie de ton âme à contempler face à face l’adorable Trinité fait tressaillir ton cœur de béatifiante tendresse. Et nous, pécheurs, nous te supplions de purifier nos sens, pour que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu et Dieu seul, dans la beauté des créatures.

            Nous avons confiance que ton regard miséricordieux s’abaisse sur nos misères et sur nos angoisses, sur nos luttes et sur nos faiblesses : que tes lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que t’entende la voix de Jésus te dire de chacun de nous, comme jadis de son disciple bien-aimé : voici ton fils.

         Et nous, nous t’invoquons comme saint Jean, pour être notre guide, notre force et notre consolation en cette vie mortelle.

           Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur cette terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l’oppression des justes et des faibles.

            Nous croyons que, dans la gloire où tu règnes vêtue de soleil et couronnée d’étoiles, tu es, après Jésus, la joie et l’allégresse de tous les anges et de tous les saints. Et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la future résurrection, nous regardons vers Toi, notre vie, notre douceur, notre espérance. Que ta voix nous attire pour nous montrer, un jour, après notre exil, Jésus, le fruit béni de ton sein, ô Clémente, ô Miséricordieuse, ô Douce Vierge Marie.