Siracide 38,24 – 39,11
Les artisans et le scribe
Père Robert Michaud
Ben Sira et le Judaïsme, p. 149s
La section sur les artisans, bien connue par ailleurs, commence par une introduction et compte ensuite cinq strophes. Pour Ben Sira, la sagesse peut s’acquérir grâce aux heures de loisirs, lors des moments de liberté des tracas, c’est-à-dire aux moments de réflexion personnelle, et dans les temps de prière à ne négliger en aucun cas.
Les principaux artisans que signale Ben Sira sont le laboureur, les ouvriers et hommes de métier, le forgeron, le potier et le scribe.
Avec le scribe, nous abordons l’étude d’un grand texte de Ben Sira. Il traite des diverses activités du scribe : ses études, ses voyages et ses prières, son influence, sa renommée.
Comme dans le Prologue, mais énumérées dans un ordre différend, nous retrouvons ici la triple division du canon hébreu : la Loi, la Sagesse,les prophéties. C’est dire que la principale occupation du scribe consiste dans l’étude des Saintes Ecritures.
Le scribe voyage, non pour accroître son expérience, mais en raison même de cette expérience qui lui fait confier des missions. L’étude de la Loi, les récits des grands hommes, et les voyages ne suffisent pas à procurer la Sagesse, il faut avant tout la demander par des prières ferventes et se purifier de ses péchés.
Sa prière exaucée, le scribe rend grâce au Seigneur pour la sagesse qu’il transmet désormais aux autres.Ben Sira ne prévoit qu’une immortalité terrestre : le scribe survit par sa renommée dans la mémoire des hommes. On n’en est pas encore arrivé à la foi en la résurrection.
