Job 2, 1-13

Seconde épreuve de Job

Antoine Nouis

Commentaire de la Bible, tome 3 : Les Livres Poétiques, Job, p. 22s

Après la première série d’épreuves, le récit réitère la rencontre du Seigneur avec l’Adversaire. Le Seigneur loue l’intégrité de Job malgré les pertes qu’il a subies. Le Seigneur a gagné son pari, mais l’Adversaire est mauvais perdant, il en veut plus et demande que Job puisse être touché dans sa santé. Une seconde fois, le Seigneur laisse Job entre les mains de l’Adversaire avec une limite : ne pas le faire mourir.

Les deux premiers versets reprennent presque mot à mot le début du premier chapitre. L’histoire se répète, comme si la situation était identique, et que rien ne s’était passé. Entre les deux récits, Job a perdu sa fortune et ses enfants, il est cependant resté intègre et fidèle. L’Adversaire a perdu son pari, mais il semble l’oublier : il se présente devant le Seigneur comme pour le défier.

Le Seigneur dit à l’Adversaire : D’où viens-tu ? Comme s’il ne le savait pas ! Il ne veut pas laisser l’Adversaire agir sans rendre des comptes. L’Adversaire répondit : De parcourir la terre, pour m’y promener : la promenade n’a pas été bucolique, le Satan a semé la terreur en suscitant les brigands, le feu du ciel qui tue les troupeaux et l’ouragan qui tue les enfants.

Le Seigneur fait remarquer à l’Adversaire qu’il a gagné son pari : Job est resté intègre malgré les épreuves qui se sont accumulées. Son intégrité est éprouvée : il était droit dans le bonheur, il le reste dans le malheur.

Alors que tu m’incites à l’engloutir sans raison : c’est l’Adversaire qui a attaqué Job, mais le Seigneur a sa part de responsabilité puisqu’il l’a laissé faire. L’Adversaire avait demandé : Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? La réponse a été oui puisqu’il a été éprouvé sans raison et qu’il est resté fidèle.

Peau pou peau : voilà probablement un proverbe qui évoque la loi du Talion. Job a tout perdu, mais il lui reste sa peau. Il sera atteint par une maladie de peau : Alors l’Adversaire se retira de devant le Seigneur, il frappa Job d’un ulcère malin depuis les pieds jusqu’au crâne.