Siracide 1, 1-20
Un sage au travail
Père Gaston Brillet
365 méditations sur la Bible, Tome IV : La Sagesse, p. 123s
Le livre que nous commençons aujourd’hui, l’Ecclésiastique s’appelait « La sagesse de Jesu ben Sira ». Ce Jesu possédait un trésor qu’il gardait avec beaucoup d’estime, de vénération et de souci. Ce trésor, c’étaient les Écritures, les Écritures Saintes de sa nation, et, en particulier, le volume dont il se servait et sur lequel il penchait son front, dans la prière et l’étude, jour et nuit. Il nous dira cela lui-même avec émotion en nous faisant le portrait du scribe. Sage et scribe, à cette époque, étaient devenus des mots synonymes. Et on voit bien qu’il s’est nourri des Écritures et qu’il en vit. Loi, prophètes et autres écrivains ont été son pain quotidien et sont devenus la substance de son âme.
On s’apercevra bien vite que, grâce aux Écritures, il a acquis une admirable expérience de la vie ; car l’expérience de la vie, ce n’est pas d’avoir travaillé et souffert parmi les hommes, mais d’avoir, en travaillant et souffert, compris les hommes, ce que donnent les Écritures.
On s’apercevra aussi que l’expérience de la vie lui a donné une admirable intelligence des Écritures ; car c’est cela aussi l’intelligence des Écritures.
Pour le moment, c’est son petit-fils qui nous parle. Il nous dit que son grand-père a si bien compris les Écritures qu’il devait communiquer aux autres ce qu’il avait appris.
Cela lui est apparu comme un devoir strict et urgent, et comme un service. Il s’est donc mis au service en se mettant à écrire quelque chose sur des sujets d’enseignements et de sagesse.
Son but était d’aider les hommes à d’autant mieux vivre selon la Loi.
La modeste simplicité avec laquelle ces choses sont dites ne doit pas nous en voiler la grandeur et la beauté.
Et voilà que le petit-fils, pour continuer comme il peut l’œuvre du grand-père et en étendre à d’autres, à qui elle pourrait être inaccessible, le bienfait, en a entrepris la traduction.
